Ce coût a été dénoncé par le rapport de la Cour des comptes en mars 2018. 

Le rapport parlementaire de Julien AUBERT en juin 2019 confirme ce constat et précise:

 

 

« La comparaison est saisissante : d’un côté, 72 à 80 milliards d’euros ont été investis dan la construction initiale d’un parc nucléaire ayant assuré 71.7% de la production électrique en 2018.

De l’autre, de 72.7 à 90 milliards d’euros vont être investis pour une filière appelée à représenter 15% au maximum de la production électrique en 2028. »

Le rapporteur précise :

 

« ces dépenses concernent les seuls soutiens dont le coût est supporté par le budget de l’Etat, et n’incluent pas les crédits dégagés par les collectivités territoriales pour favoriser l’accueil des projets éoliens sur leur territoire. »

...Autrement dit, la facture globale ne sent tient pas qu’à cela.

La plupart des projets en France entrent dans la configuration « à guichet ouvert » décrite ci-après : 

 

  • Achat garantie de la production pendant 20 ans au prix d’environ 72€ le MWh.

  • Le prix de marché se situe entre 35€ et 45 € le MWh. 

  • EDF revend cette électricité à 42€ le MWh à ses concurrents, ou moins si la demande est faible.

 

Ce sont les consommateurs qui paient l’écart à travers les taxes et factures d’énergie.
 ( rappelons que l’électricité a augmenté de 10% entre juin 2019 et février 2020).

 

Le rapport de la Cour des comptes a dénoncé cette situation scandaleuse.

 

« L’État s’engage effectivement à garantir un niveau de rémunération reposant sur un critère (le prix de marché de l’électricité) qu’il ne maîtrise pas. La Cour en conclut que « c’est l’État qui prend le risque de prix » et non le producteur d’énergie renouvelable (1). »       

(1) Cour des comptes, Le soutien aux énergies renouvelables, mars 2018, p. 74.